Les familles monoparentales, parent seul avec 1 ou plusieurs enfants à charge de moins de 25 ans, sont 15’590 en 2021.
La part de la prise en charge complète par les divers services sociaux du canton de Genève, ne représente que 5% de l’ensemble des familles monoparentales. Ce qui signifie que 95% des familles monoparentales travaillent à plein temps ou à temps partiel.
Les revenus des familles monoparentales en activités sont souvent insuffisants pour gérer l’ensemble des dépenses du foyer. La paupérisation des familles monoparentales est unanimement reconnue par l’ensemble des élus politiques Genevois, et pourtant, pas grand chose se passe…
Ces familles ont un revenu qui ne leur permet ni de vivre correctement, ni d’avoir droit à des aides, car leur tranche imposable se situe juste au dessus du revenu donnant droit à ces fameuses aides sociales.
Elles ont donc pris l’habitude de ne rien réclamer et sont convaincues de n’avoir droit à rien.
Ces femmes doivent donc gérer la charge de l’éducation des enfants au quotidien, leur travail et tout ce qui découle de l’organisation d’une vie de famille, mais seules. Le père étant absent de l’éducation des enfants et/ou ne participant pas au financement de la vie des enfants.
Il me semble urgent de mettre en place une véritable campagne d’information et de sensibilisation auprès des entreprises qui emploient ces familles, pour qu’elles prennent conscience des difficultés que ces dernières rencontrent.
Lorsque ces mères sont contraintes, au niveau des horaires, d’aller récupérer les enfants en fin de journée, ou qu’elles sont contactées par la crèche ou l’école en pleine journée pour venir chercher leur enfant car il est malade, elles ont rarement une oreille compatissante de leur employeur. Du coup, le seul moyen de gérer ça pour elles, est l’arrêt maladie.
En 2016, Joan Plancade, publie dans le magazine Bilan le constat suivant:
« Le marché du travail Suisse est le plus discriminatoire d’Europe concernant l’égalité homme-femme, selon une étude du journal britannique The Economist. En cause, le traditionalisme des représentations, et la difficile conciliation entre charges familiales et vie professionnelle. «
Ce qui est triste, c’est que ce constat n’a pas beaucoup évolué depuis, et que les familles monoparentales sont encore plus concernées par ce constat de faits que les autres.
La génération de pères nés dans les années 2000 est beaucoup plus impliquée auprès de leurs enfants. Seulement les mœurs sont tenaces et la justice suisse ne va pas aussi vite que l’évolution de la population. Beaucoup de pères lors de la séparation sont obligés de quitter le foyer familial et doivent trouver un logement pouvant accueillir les enfants lors de leurs moments de garde. Or, à Genève, trouver un logement est un vrai challenge.
Ces pères vivent donc une difficile rupture du lien affectif avec leurs enfants. Les enfants sont fragilisés par cette rupture brutale du contact quotidien et développent des réflexes de protections qui dégénèrent chez la mère les ayant la plus grande partie du temps en charge.
Ceci rend les moments « d’échange » des enfants d’un foyer à l’autre compliqués à vivre pour les enfants qui le manifestent de beaucoup de façons, telles que des crises de colères, du mutisme, des difficultés scolaires, de l’opposition systématique, des ruptures avec l’un des parents, etc. …
Au plus la rupture est conflictuelle, au plus les enfants deviennent un enjeu de conflit entre les parents. Ils sont pris en otage entre ces adultes qui se déchirent et développent des états de stress aigus. Ils deviennent les messagers, les espions, doivent rendre des comptes à chacun des parents quand ils reviennent chez l’un ou l’autre. La situation peu rapidement devenir insupportable pour eux. Alors ils débordent, à l’école, tombent malades, font des crises, bref, ils font ce qu’ils peuvent pour s’extirper de cette guerre qui les utilise comme objet d’enjeux financiers, affectifs et émotionnels.
L’AFM Ge, est un association reconnue d’utilité publique sans but lucratif, créée à Genève en 1977. Elle propose des aides concrêtes à l’ensemble des familles monoparentales.
Dans le cadre de mon partenariat depuis 2015, je propose un soutien psychologique à ces familles, avec la spécificité de me rendre à domicile pour voir le parent et les enfants. Je travaille autant avec le père qu’avec la mère.
Je travaille en collaboration avec Maître Martinez, avocat spécialisé en droit de la famille, également partenaire de l’AFM Genève. Nous proposons des séances juridico-psychologiques pour permettre aux 2 parents en conflits de s’assoir autour d’une table et élaborer des fonctionnements plus apaisé, tant au niveau des droits de gardes que des modèles de communication pouvant permettre de sortir les enfants de leur conflit.
Pour bénéficier des ces aides, il faut être parent monoparental vivant avec 1 ou plusieurs enfants, être résident sur le canton de Genève et être membre bénéficiaire de l’AFM en ayant payé la cotisation annuelle de l’année en cours.
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