A cette question 100% répondent « Oui » à l’une ou plusieurs violences subies !
Le traumatisme complexe ne vient pas d’un événement unique (accident, agression, catastrophe), ça, c’est un STPT. Il résulte d’expériences répétées, prolongées, souvent dans la relation, comme la violence intrafamiliale, l’inceste, la négligence chronique, l’humiliation, la manipulation psychologique, la menace constante ou l’exposition à un parent lui‑même traumatisé.
Lorsque ces expériences se produisent dans l’enfance, alors que le cerveau, la personnalité et la capacité à se lier aux autres sont en plein développement, leurs effets peuvent être profonds et durables. C’est cela qu’on appelle communément traumatisme complexe.
Les symptômes « cœur » du TSPT classique
Les perturbations de l’organisation de soi (DSO – Disturbances in Self‑Organization)
Quand ces trois dimensions s’ajoutent aux symptômes de base du TSPT, on parle de traumatisme complexe.
Le traumatisme complexe n’est pas « dans la tête » au sens imaginaire : il implique des réponses neurobiologiques d’adaptation à la survie.
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Alarme chronique | Quand un enfant vit dans un environnement dangereux ou imprévisible, son système d’alarme (amygdale, circuits du stress) reste activé. Le corps s’habitue à détecter la menace partout. Résultat : hypervigilance, réactions de sursaut, sommeil perturbé, épuisement. |
Mémoire traumatique et fragments sensoriels |
Dans des situations de danger extrême, le cerveau encode parfois les souvenirs sous forme de fragments sensoriels (images, sons, odeurs, sensations corporelles) plutôt que sous forme d’histoire cohérente. Plus tard, un simple déclencheur (odeur de tabac, porte qui claque, ton de voix) peut réactiver ces fragments comme si le passé revenait au présent. C’est ce que la Dre Muriel Salmona décrit comme mémoire traumatique. |
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Dérégulation et dissociation |
Quand il est impossible de fuir ou de se défendre, l’organisme peut passer en mode dissociatif / gel : on se coupe de ses sensations pour survivre. Répété, ce mécanisme peut devenir automatique : se sentir absent de soi, « regarder sa vie comme un film », ne plus sentir son corps, trous de mémoire. |
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Impact sur le développement |
Dans l’enfance, ces états répétés influencent la façon dont les circuits émotionnels, la régulation du stress, la mémoire et les fonctions exécutives se construisent. Cela peut expliquer les difficultés d’attention, de concentration, de planification, de confiance et d’attachement observées plus tard. |
Chez l’adulte
Chez l’enfant / l’adolescent·e
aucun signe, pris isolément, ne « prouve » un traumatisme. Mais un regroupement de plusieurs signes, surtout avec un contexte de violences ou de négligence, mérite une évaluation par un·e professionnel·le formé·e au psychotraumatisme.
Il n’existe pas UNE seule méthode. Il est recommandé de faire une approche par étapes, ajustée en fonction de la personne, de son âge, de son histoire et de son contexte familial. Ces phases ne sont pas linéaires. Le rythme doit respecter les capacités de régulation de la personne.
Le trauma vécu par l’un affecte tous les autres. La thérapie systémique aide à :
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