« tomber amoureux – se » est un état induit par l’activité chimique de notre cerveau. Quand on tombe amoureux – se, on est amoureux de l’autre, mais également de l’image que l’autre nous renvoie de nous-même. Dans ses yeux, je deviens la femme ou l’homme le plus intéressant, beau, intelligent, important, etc. …, du monde. Même quand je me trouve moche le matin au saut du lit, dans ses yeux je suis la plus belle. Je deviens quelqu’un que je ne suis avec personne d’autre.
Il y a les amoureux de l’amour. En fait ces personnes n’aiment pas l’autre, mais l’état dans lequel elles sont quand elles sont amoureuses. Elles tombent amoureuses à répétition, mais ne restent jamais avec personne. Généralement leurs amitiés sont compliquées car l’état émotionnel qu’elles provoquent ne sont pas assez fortes.
Il y a les amoureux d’une seule personne. Ce sont des gens qui n’auront qu’1 ou 2 amours dans toute leur vie. Ils auront peu de relations amoureuses, mais seront chaque fois avec une fidélité et un engagement total.
Certains gardent une distance avec leur relation amoureuse. Ils préservent une indépendance et redoute d’être envahie par l’autre. Ils vont cloisonner.
Dans la relation amoureuse, comme dans toutes les interactions avec les autres, la partie psychique est au centre de tout, mais la partie biologique est également engagée.
En effet, nous ne sommes pas tous pareil. Nos capacités neuronales à faire face à un évènement ne sont pas égales chez chaque être humain. Les centres qui, dans le cerveau, organisent ces états d’émotion sont le lobe limbique (cerveau « ancien » qui est le berceau de nos émotions) et l’hypothalamus qui joue un rôle fondamental dans la mémorisation.
Plus une personne possède de « mémoire », plus elle a des chances de vivre ses émotions « heureuses » comme « douloureuses » aussi intensément que la première fois.
La période de l’attirance est caractérisée par la puissance de l’énergie déployée, correspondant à une phase d’exploration, de désinhibition, d’enrichissement des besoins fantasmatiques, d’anticipation et de projection sur le bonheur futur. C’est une période où on ose tout, où on ne se reconnait pas. Tout cela correspond à une activité répétitive du système du plaisir.
La période de l’attachement engage une grande partie psychique dans le lien que l’on « tricote » avec l’autre. Ce lien enclenche de réelles dépendances à l’autre.
Au plus la personne a des besoins non gérés, au plus le lien d’attachement sera construit à travers des manques. Et comme toutes les addictions, au plus le manque est fort, au plus la dépendance est forte.
Au plus on est rempli de l’autre, plus sa disparition laisse un vide en soi, sans ancrage, ni repère.
Si vous remettez dans les mains de l’autre toutes vos attentes et espérez qu’il ou elle y réponde inconditionnellement (logique puisqu’il/elle vous aime), alors la séparation sera vécue comme une « petite mort ».
Et ce n’est pas une vue de l’esprit ! Ce qui est ressenti à ce moment-là est véritablement une « partie » de soi qui disparait avec l’autre.
Les questions que vous pouvez vous poser lorsque que vous êtes quitté-e, sont :
Au plaisir pour soi, à la valeur qu’on s’accorde, à la confiance dans ces capacités et compétences. Il faut également réussir à se convaincre que l’on n’a pas donné pour « rien ». Le sentiment de trahison est souvent très fort lors des ruptures. Il faut alors comprendre ce qui a été « trahit ».
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