Le 26 février 2026, 𝐥’𝐞́𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐓𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭 (𝐑𝐓𝐒𝟏) a diffusé 𝐮𝐧 𝐫𝐞𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐚𝐜𝐫𝐞́ 𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 « 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐭𝐲𝐫𝐚𝐧𝐬 ». 𝐉’𝐲 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐞𝐧 𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐭𝐡𝐞́𝐫𝐚𝐩𝐞𝐮𝐭𝐞 𝐞𝐧 𝐩𝐬𝐲𝐜𝐡𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐞 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐬𝐩𝐞́𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐮𝐦𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐞𝐱𝐞.
Dans mon travail à Genève, auprès des familles que j’accompagne à domicile ou en cabinet, je rencontre des enfants dont les comportements peuvent être violents, débordants, parfois terriblement déroutants pour leurs parents.
🔺𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐣𝐞 𝐧’𝐚𝐢 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐫𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞́ 𝐝’“𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐭𝐲𝐫𝐚𝐧”. 🔺
J’ai rencontré des enfants pris dans des dynamiques relationnelles désorganisées. Des enfants traversés par des angoisses qu’ils ne savent pas nommer. Des enfants qui, parfois, ont grandi dans des contextes de stress chronique, de conflits intenses, ou de traumatismes invisibles.
Qualifier un enfant de “tyrannique”, même si le terme frappe les esprits, peut enfermer la compréhension. Or, ce que nous observons est rarement un problème individuel. C’est souvent un déséquilibre systémique. Un signal. Une tentative maladroite, parfois violente de régulation d’un environnement devenu insécurisant.
Parce que derrière les comportements spectaculaires, il y a toujours une histoire. Et derrière cette histoire, des adultes souvent épuisés, culpabilisés, parfois isolés.
Mon engagement, à la fois en thérapie et dans mes formations auprès des professionnels de l’enfance et des institutions, est précisément là :
Les situations les plus préoccupantes ne sont pas toujours les plus bruyantes. Ce sont souvent les enfants qui déclenchent la demande de rendez-vous pour une thérapie familiale à domicile.
C’est un enfant qui explose pour une consigne banale. Un parent qui anticipe déjà les crises avec appréhension. Un climat tendu et quasi constant. Ce que j’observe, ce sont des systèmes nerveux en surcharge et autour d’eux, des adultes et parfois des institutions qui peinent à comprendre ce qui se joue réellement.
𝐃𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐠𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐟𝐫𝐚𝐠𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐞. 𝐃𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐭𝐬 eux-mêmes extrêmement stressés, parfois sidérés, en état d’hyper vigilance, et 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐞𝐦𝐩𝐥𝐢𝐬 𝐝’𝐮𝐧 𝐟𝐨𝐫𝐭 𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐡𝐨𝐧𝐭𝐞.
Au fil des séances, la famille explique :
𝐏𝐫𝐨𝐠𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐥’𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐜𝐫𝐢𝐬𝐭𝐚𝐥𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞. 𝐂𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐨𝐥𝐨𝐧𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐝𝐨𝐦𝐢𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧. 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐭𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞c𝐦𝐚𝐥𝐚𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐠𝐮𝐥𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐮 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞.
C’est précisément là que 𝐥’𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐜𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐮𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 deviennent indispensables pour 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐠𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐡𝐞𝐳 𝐜𝐡𝐚𝐜𝐮𝐧, 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐬’𝐞𝐬𝐭 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐥𝐥𝐞́ 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐝𝐲𝐧𝐚𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐢𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐧 𝐥𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐜𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐭𝐫𝐚𝐮𝐦𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐞𝐱𝐞 𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥.
𝐅𝐚𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐜𝐞𝐬 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬, 𝐥𝐚 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 “𝐪𝐮𝐢 𝐚 𝐭𝐨𝐫𝐭”. 𝐋𝐚 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐬𝐭 : 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬-𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐮𝐟𝐟𝐢𝐬𝐚𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞́𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐲 𝐫𝐞́𝐩𝐨𝐧𝐝𝐫𝐞 ?
Ces configurations ne sont jamais linéaires. Elles mobilisent simultanément :
Réduire ces situations à une opposition parent/enfant ne permet ni de protéger l’enfant, ni de soutenir durablement les parents.
👉 Comment organisons-nous une réponse coordonnée plutôt qu’une réaction fragmentée ?
👉 Comment soutenons-nous les professionnels confrontés à ces configurations complexes ?
👉 Comment accompagnons-nous les familles sans les enfermer dans une étiquette ?
𝐂𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐧’𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧 𝐝’𝐞́𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬. 𝐄𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧 𝐝’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐡𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐨𝐮𝐭𝐢𝐥𝐥𝐞́𝐞𝐬.
Que faisons-nous, collectivement, lorsque ces situations apparaissent ? Sommes-nous suffisamment formés pour les comprendre ?
J’échange régulièrement avec plusieurs équipes genevoises sur ces questions. Les directions et services confrontés à ces situations peuvent me contacter pour une rencontre exploratoire.
🔆 𝐋𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐲𝐧𝐚𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐝𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐯𝐢𝐚 𝐦𝐨𝐧 𝐬𝐢𝐭𝐞.
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