Même si celui qui est quitté souffre le plus, celui qui quitte subit également les conséquences de la rupture. Une séparation ne se déroule jamais sans douleur et pertes à gérer pour tous les acteurs impliqués.
Dans ce moment particulier, chacun fait une série de deuils. Deuil du couple, deuil de la famille idéalisée, deuil de ce qui n’existe plus de Soi quand l’autre s’en va. Car, oui, si tomber amoureux n’a pas vraiment de sens, lorsque ça arrive, non seulement on tombe amoureux de ce qu’est l’autre, de sa personne, mais également de ce qu’il ou elle nous renvoie de nous.
Quand on crée un lien avec quelqu’un, cette personne nous donne accès à elle, mais également à une partie de Soi qui permet de se vivre d’une façon qui n’existe pas dans les autres liens. Chaque connexion avec les autres, tricote un lien unique dans lequel existera des choses qui n’appartiendront qu’à ce lien.
Du coup, quand on se sépare, cette partie unique de Soi disparait avec l’autre. Il est alors impératif de comprendre ce que l’on perd de Soi quand l’autre s’en va. Qu’est-ce qui n’existe plus de nous à ce moment-là ? En fonction de l’importance psychique de cette partie de Soi, la rupture sera d’autant plus douloureuse, violente, voire destructrice.
Ce qui complique encore les choses, c’est quand il y a des enfants. Le lien entre les 2 parents qui se séparent, ne disparaitra jamais. L’un comme l’autre devront continuer à se côtoyer, contraint par leurs obligations parentales. Et malheureusement il est souvent tentant de les utiliser pour régler ses comptes. Au moment de la séparation effective, on s’aperçoit bien souvent que le deuil du couple a été entamé, alors que celui de la famille reste à faire.
On associe souvent encore la séparation à un échec de vie, un échec de couple, un échec de parentalité. Alors qu’aujourd’hui, 45% des mariages se terminent par un divorce. C’est presque devenu la nouvelle norme de la construction d’une famille. On peut vivre avec l’autre dans la configuration de notre choix (mariage, pacs, concubinage…), mais surtout, on se sépare quand on veut sans avoir de comptes à rendre à qui que ce soit d’autre qu’à nous-même. La société, la moral, la religion, n’ont plus leur mot à dire.
Faudrait-il alors, dès le départ, ne plus se faire de promesses éternelles ? Avoir une conscience aigüe de la future séparation et se dire comment fonctionner ensemble pour éviter une séparation qui semble être inéluctable ?
Le concept de la famille tel qu’il était il y a 50 ans en arrière, a été remplacé au fil du temps par ce profond mouvement social qui a redéfini tout le système relationnel et généré « l’égalité » des sexes comme une valeur fondamentale de la démocratie.
Il est primordial de ne pas utiliser les enfants pour régler ses comptes avec l’autre ou faire du chantage affectif. Dans ces mécanismes destructeurs, on demande à l’enfant de faire le choix impossible de décider avec quel parent il est le plus heureux. On lui interdit ainsi le droit d’être heureux de manière sereine avec ses 2 parents, même s’ils ne sont plus ensemble. On leur enseigne également, que le lien d’amour est dangereux. Compliqué pour eux ensuite de s’engager dans un lien d’amour avec quelqu’un sans craintes.
Dès l’instant où les enfants sont avec l’autre parent, tout ce qu’il s’y passe, tout ce qu’ils y vivent, vous échappe complètement. Les seules possibilités que vous avez, sont de donner à vos enfant les outils pour qu’ils puissent faire appel à vous si besoin. Vous devez accepter que vos enfants vont vivre des moments heureux avec la personne qui vous a rendu malheureux-se.
Alors posez vous régulièrement ces questions : « Est-ce qu’aujourd’hui, je vis la vie que je veux ? «
Si la réponse est « non »:
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