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Comment choisir un psychologue ?

L'importance de bien choisir son psychologue

Lorsque vous prenez la résolution de vous adresser à un professionnel de la santé mentale, c’est que vous avez compris qu’il est toujours plus facile et plus rapide d’exposer ses problèmes à quelqu’un de complètement extérieur à ce qui vous préoccupe.

Vous avez franchi une étape importante en décidant de vous faire aider / accompagner par un psychologue. Cela vous permettra d’avoir un regard neuf sur votre problématique et vous donnera des outils pour cohabiter avec cette dernière sans qu’elle ne vous envahisse et vous empêche de vivre.

Même si vous êtes très bien entouré, que votre famille, vos amis, ou la personne que vous aimez, sont de très bons conseillés, le fait de parler de votre problème à un psychologue, vous oblige à le formuler différemment, à le contextualiser et à réexplorer tous les liens connectés à votre problème.

Mais alors, comment choisir et ne pas se tromper de psychologue ?

Spontanément, le premier choix va se faire sur recommandation. Une personne de confiance de votre entourage va vous conseiller celui qu’elle a testé. Mais attention, ce qui marche pour elle, ne marche pas forcément pour vous.

Très souvent les professionnels de la santé mentale se présentent en fonction de leur orientation thérapeutique : psychologue clinicien, psychanalyste, neuropsychologue, TCC, EMDR, systémique… Ces indications ne nous aident toujours pas dans notre choix, sauf si on s’y connait un peu dans toutes ces spécialisations et qu’on a un objectif précis.

Finalement, vous prenez contact, le psychologue est disponible rapidement, ce qui correspond généralement au 2ème critère qui déclenche le choix. En effet, quand on a pris la décision de consulter, on n’a pas envie d’attendre 6 mois ! Pour beaucoup de personnes franchir le seuil du cabinet d’un psychologue est déjà une épreuve en soi. Si en plus, au moment où elles ont mobilisé toute leur volonté, la prise de rendez-vous devient un parcours du combattant, elles renoncent et reportent, encore et encore, une aide qui leur rendrait la vie moins lourde à porter.

Et puis vient le jour du rendez-vous

Bien que tout psychologue donne un cadre sur la thérapie qu’il va mener avec vous en vous faisant formuler, dès le début, le sujet qui vous amène et votre objectif, il doit pouvoir s’adapter au fil du temps à vous.

Car, oui, c’est bien le psychologue qui doit s’adapter à vous et non vous qui devez vous conformer à ses techniques thérapeutiques.

Une psychothérapie efficace doit prendre en compte l’originalité de chaque individu, la singularité de son parcours de vie et ses capacités de changement. Nous ne sommes pas tous égaux et n’avons pas tous le même potentiel pour réagir face à l’adversité.

Il est donc indispensable qu’un psychologue sache garder une capacité à ne pas savoir, collabore avec vous, s’adapte en permanence à votre objectif qui évolue au fil des séances, vous donne les outils appropriés et respecte vos possibilités comme vos impossibilités de changements.

Ce dont vous devez vous méfier

Avant d’aller au rendez-vous, connectez-vous à votre instinct.

  • Si dès le premier contact vous ne « sentez » pas le psychologue, changez de thérapeute.

Cela veut dire que dès votre premier contact visuel (et de vos 5 sens), quelque chose ne vous a pas convenu. Ce que vos sens transmettent à vote cerveau, est toujours plus rapide que l’analyse qu’il en fait. Quand vos sens envoient des informations au cerveau, ce dernier va instantanément les faire passer dans un circuit qui les compare à l’immense bibliothèque de votre vécu et vous informer de manière sensorielle dans un premier temps, puis analytique dans un deuxième temps, s’il y a danger ou pas pour vous.

Dites-vous toujours que votre instinct est juste, mais que votre analyse peut être fausse.

Dans ce cas de figure précis, vu que cette personne va ramener à votre conscience des évènements, informations et autres, qui seront douloureux pour vous, il est indispensable de vous sentir totalement en sécurité dès le départ, pour pouvoir les affronter.

  • Si le lieu dans lequel se déroule la thérapie est inconfortable pour vous, changez.
  • Si le psychologue vous propose tout de suite trop de séances (plus de 10), prétextant que pour qu’un suivi porte ses fruits il faut au moins x séances pour que ça fonctionne, changez.
  • Si le chemin sur lequel vous emmène le psychologue perd de son sens et que vous ne comprenez pas où il veut en venir, dites-le. S’il ne rectifie pas le tir, changez.

Une thérapie doit être bienveillante. Alors oui, elle va vous bousculer, vous poussez à voir les choses autrement, vous obliger à vous interroger, à vous remettre en question, à réexaminer tous les liens que vous avez tricotés avec votre entourage, mais elle vous permettra surtout de vous donner des outils pour mieux gérer vos souffrances, comprendre vos mécanismes de fonctionnement et avancer dans votre vie avec une nouvelle perception de vous-même, de vos capacités et de vos compétences à changer.

Vous pourrez ainsi aller de l’avant avec le sentiment de ne plus subir et d’être de nouveau à la barre de votre vie.

Pour aller plus loin

Lisez mon article sur les spécificités de la thérapie familiale systémique