Passé le moment de sidération et la violence dans laquelle l’acte commis par le membre de la famille est révélé, les familles des personnes ayant commis un crime font face à une double peine :
La survenue d’un crime agit comme un séisme au sein des familles. Certaines s’efforcent de protéger l’unité familiale en niant ou en minimisant les faits, tandis que d’autres se fragmentent sous le poids des émotions conflictuelles. La communication s’effondre, et des alliances ou rejets se forment, perturbant l’équilibre du système familial.
Ces familles traversent une épreuve d’une intensité rare. Entre la douleur de la perte symbolique d’un proche, la honte, les tensions internes, et le regard souvent implacable de la société, elles se retrouvent plongées dans une spirale de traumatismes..
– Prévenir la marginalisation : La stigmatisation peut isoler les proches, les poussant parfois eux-mêmes à des comportements à risque.
– Briser le cycle de la transmission intergénérationnelle : Les traumatismes non traités peuvent affecter les enfants ou petits-enfants, créant un cercle vicieux de souffrance.
– Accompagner la réhabilitation : Les familles jouent souvent un rôle clé dans la réinsertion sociale des criminel·le·s, mais elles ont besoin d’aide pour assumer cette responsabilité.
La thérapie systémique offre un cadre précieux pour aider les familles à surmonter ces épreuves. Contrairement à des approches centrées uniquement sur l’individu, la thérapie systémique considère la famille comme un tout, avec ses interactions et ses dynamiques propres.
Ces questions, parmi tant d’autres, sont au cœur de mon travail de psychologue spécialisée dans les traumatismes complexes et la thérapie systémique. Chaque histoire est unique, chaque parcours est une démonstration de résilience ou de fragilité face à l’invisible « double peine » de ces familles : porter la souffrance et l’étiquette.
Quels bénéfices pour les familles ?
La prévention : une responsabilité collective
Les familles des criminel·le·s sont des victimes silencieuses d’un système qui ne leur accorde que peu d’attention. Pourtant, en leur offrant un accompagnement adapté, nous pouvons non seulement les aider à se reconstruire, mais également contribuer à prévenir des cycles de marginalisation et de souffrance.
En tant que professionnels ou citoyens, il nous appartient de changer notre regard sur ces familles pour mieux les intégrer dans une société plus juste et inclusive.
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