Accueil » Blog » Trop gentil-le ou bonne poire ?

Trop gentil-le ou bonne poire ?

Etes-vous la personne que les autres trouvent « vraiment trop gentille » ?

Vous êtes très attentive aux besoins des autres que vous faites systématiquement passer avant les vôtres. Vous évitez les sujets qui fâchent et restez dans le flou quand on vous pose des questions qui dérangent. Vous êtes toujours disponible pour aider les autres, même dans des domaines où vous n’y connaissez pas grand-chose. Vous répondez toujours présent quand on a besoin de vous. Vous acceptez d’aider à déménager une copine alors que vous aimeriez 1000 fois rester tranquille chez vous sur votre canapé…

C’est plus fort que vous, vous ne savez pas dire NON.

 A la longue, il y a des demandes qui réveillent chez vous un sentiment d’injustice. Pourquoi je suis toujours obligée de dire oui ? Pourquoi c’est toujours moi qui dois faire des efforts ? Pourquoi est-ce que je dois me plier en 4 pour faire plaisir aux autres qui ne me le rendent pas forcément ?

Mettre des limites

Le fait de dire NON à l’autre est parfois impossible pour certaine personne. Leur Estime de Soi ayant été tellement mise à mal qu’il est impossible pour elles de contrarier une personne, quelle qu’elle soit. Elles ont développé des techniques et ruses d’évitements extraordinaires. Comme faire semblant de ne pas être chez soi si jamais quelqu’un qu’ils ne veulent pas voir frappe à la porte, quitte à rester dans le noir pendant 10 minutes et ne plus faire un seul bruit.

Cette mésestime de Soi s’est associée, dès l’enfance à une quête de reconnaissance ou de preuves d’amour de la part de l’autre, qui va jusqu’à ce qu’elles s’oublient elles-mêmes.

Et comme elles ont ce mécanisme ancré profondément, elles n’arrivent plus à se concevoir autrement. C’est un cercle vicieux. Je suis très serviable, donc je suis appréciable, donc je suis aimable (on peut m’aimer), et si jamais je disais NON un jour ? Alors qui est-ce que je serais ? Comment les autres me percevraient ? Suis-je capable d’être autre chose que le rôle de « gentil » dans lequel je me suis enfermée ? Est-ce que j’arriverai à m’apprécier dans cet autre Moi ?

Comment briser le mécanisme ?

Il va falloir privilégier ses propres envies et plaisirs. En un mot, devenir égoïste ! Et oui, pour pouvoir vivre sereinement l’aide qu’on apporte aux autres, il faut déjà être capable de s’aider soi-même. Pour vous aider dans cette démarche, commencer à dire non aux personnes qui ne comptent pas du tout pour vous et pour de petites choses. Y aller de manière « homéopathique ».

Commencez vos phrases par des mots comme : « désolée, mais aujourd’hui ce n’est pas possible de… », « ça m’embête, mais je ne peux pas… ».

Évitez de dire quand vous pourrez ! Ne donnez pas de dates futures ou n’ouvrez aucune possibilité plus tard.

Dites des choses comme : « Je vous contacte dès que… », « Je vous rappellerai… ». Formulez vos réponses au conditionnel : « Si jamais j’ai un peu de temps, je ferai… ».

Et puis, dites NON aux choses qui ne vous vont pas du tout, et pour compenser le malaise que ce NON peut vous provoquer, faites vous un petit « cadeau ». Vous avez brillamment surmonté l’épreuve, alors vous méritez une récompense.

Enfin, faites vous aider en allant parler de cet handicap avec des professionnels qui vous aideront à prendre du recul sur vos fonctionnements.