Gérer vos adolescents

Ils ont entre 13 et 18 ans, font des études ou sont en apprentissage, et tentent de devenir des adultes. Compliqué de passer du monde sécurisant de l’enfance à celui de futur adulte où ils vont devoir assumer l’entière responsabilité de leurs actes.

Dur, dur de devenir grand !

Ils vont donc prendre un malin plaisir à rendre la vie impossible à leurs parents. L’opposition est au cœur de leur fonctionnement. Derrière ces attitudes et provocations, ils vérifient inconsciemment si leurs parents tiennent vraiment à eux.

Pour que son enfant quitte l’adolescence, il est nécessaire de l’y aider. Les parents sont souvent pris dans leur ambivalence et, sans en avoir conscience, ils lui disent : “Tu es grand maintenant.” Tout en lui demandant : “Tu es sûr que tu es vraiment prêt ?”

Les responsabiliser

Il faut marquer les étapes vers l’indépendance, par des évènements symboliques, tels que : les premières responsabilités, la première sortie jusqu’à minuit, le permis de conduire, le premier diplôme, etc. …

Les rendre responsable, c’est les laisser se confronter à la réalité de la vie. Il faut les aider à se débrouiller avec leurs papiers officiels, les accompagner au départ dans les démarches administratives et les encourager à prendre eux-mêmes les rendez-vous pour tout ce qui touche à leur santé… Sans oublier de souligner les réussites ou de donner des petits conseils en cas de besoin. C’est aussi la réalité d’un budget à tenir. Seul. Avec le minimum de dérapages autorisés.

Mettre des limites

C’est encore rappeler la notion de devoir, de contrepartie légitime. Subvenir aux besoins de son enfant pendant ses études est une obligation légale. On peut accepter un échec, une erreur d’orientation, voire une année “pour rien”, mais pas le suivre dans ses errances sans lui demander des résultats. Si le contrat est rompu, il faut être prêt à dire : “Stop, je ne finance plus.” 

Les parents doivent mettre des règles et des limites très claires et précises, et surtout, s’y tenir ! Définir ce qui est inacceptable et les conséquences que cela implique. Et même si braver l’interdit fait partie de leur hobby favori, il faut rester ferme. L’adolescent ne pourra pas faire ce qu’il veut, quand il veut.

Les solutions

Gardez à l’esprit que 80% des ados passent cette période de façon tout à fait paisible. Le mot d’ordre : ne pas rompre le dialogue !

Si cela arrive et que votre adolescent cumule plusieurs symptômes (échec scolaire + tristesse + repli sur soi+ crises de colère+ problèmes de comportements alimentaires), il est important de consulter des professionnels afin d’éviter que la situation ne s’aggrave.