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Être parent pour la génération des « millennials »

Quand les enfants des années 2000 deviennent parents

Pour la génération des enfants nés dans les années 90 et 2000, des études tendent à dire que ces jeunes fonctionnent très différemment de leurs parents dans leur façon de se penser et se vivre parents.

Il faut dire qu’ils sont au croisement de l’éducation de leur grands parents, focalisée sur l’adulte et ses difficultés économiques, professionnelles, familiales et celle de leurs parents, orientée sur l’enfant et son bien-être. Ils ont donc un choix éducatif entre, être un « bon parent » bien intégré dans la société ou être un parent dédié à son enfant, au risque d’en faire un « enfant Roi ».

C’est d’ailleurs dans les années 2000 qu’apparaît le concept psycho-pathologique de « l’enfant Roi », enfant dit tyrannique et despote, ayant reçu une éducation dite « positive », qui se veut « bienveillante », et qui aboutit à une écoute inconditionnelle de l’enfant, au détriment de son propre épanouissement.

Nous avons donc aujourd’hui en 2022, des enfants d’une trentaine d’années qui deviennent parents à leur tour.

Ces jeunes parents ont accès à des milliers d’informations sur Internet pour savoir comment éduquer, nourrir, parler, ou écouter son enfant. Ils ont d’ailleurs tellement d’infos à disposition qu’ils sont parfois perdus sur le bienfondé de ce qu’ils mettent en place dans leur parentalité. Ils peuvent se perdre et vivre une éducation « idéalisée » faite d’un mix de tous ces conseils donnés sur le Web.

Ils ont aussi, pour beaucoup, fait de plus longues études que leurs parents et ont donc été financièrement dépendant plus longtemps. Ils risquent alors d’avoir des parents avec des idées très arrêtées sur l’éducation d’un enfant et devront justifier leurs choix et mettre des barrières qui risquent de créer des tensions familiales. En effet, leurs parents, qui les ont « protégés » si longtemps, auront des difficultés à lâcher prise. Ils seront confrontés à cette nouvelle façon d’envisager la famille par les « millennials ».

Cette génération de parents s’affirme ainsi dans le besoin ne pas subir la parentalité.

Elle a une véritable envie de s’affranchir des contraintes et du rôle « imposés » de parent. Ce sont des personnes qui ne se contentent plus d’un seul rôle à la fois, mais sont capables de vivre pleinement leur vie professionnelle, sociale et parentale.

On leur a tellement expliqué durant leur enfance que la vie allait être dure, que même avec un diplôme en poche ils n’auront pas de travail, qu’ils doivent savoir « bouger » géographiquement s’ils veulent en trouver un, que leur seule option est de vivre intensément l’instant présent sans contraintes.

Ça en fait des parents à l’affût des opportunités tant pour le bien-être de leurs enfants que du leur. Finit le temps où on se sacrifiait pour ses enfants, place à une égalité familiale du bonheur.

Et c’est avec cette philosophie qu’ils vont faire rapidement bouger les choses au niveau sociétal. Ces jeunes parents n’ont plus envie d’être jugé sur leur capacités ou non de faire les choses. Ils sont hyper connectés, donc hyper informés.  

Cela ne veut pas dire qu’ils renoncent aux conseils de leurs aînés, ni qu’ils ne vont pas se tromper dans leur nouvelle manière d’être parent. Ils vont probablement créer d’autres symptômes de mal être à leurs enfants, car c’est le propre de chaque génération.

Les « millennials » vont expérimenter des nouvelles façons d’être parents. Mais la notion d’expérience est chère aux jeunes générations, et on le sait, la vie de famille c’est une sacrée expérience !